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Michalak et Elissalde en attente de titularisation

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MICHALAK EN ATTENTE DE TITULARISATION - Si les chasubles (bleues) d'entraînement n'ont pas menti, Frédéric Michalak, ici aux côtés du préparateur physique Daniel Servais, sera titulaire à l'ouverture du XV de France pour la première fois depuis le 18 avril 2006, samedi, contre l'Angleterre, à M

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Le 16/08/2007 à 17:20:10 par (c) Reuters 2007 / Jean-Paul Couret

Si les chasubles d'entraînement n'ont pas menti, Frédéric Michalak sera titulaire à l'ouverture du XV de France pour la première fois depuis le 18 avril 2006, samedi, contre l'Angleterre, à Marseille.

Celui qui fut l'ouvreur prodige de la Coupe du monde 2003 et la seule star du XV de France en 2004, 2005 et pendant le tournoi 2006 portait la tunique bleue jeudi matin sur le terrain de Marcoussis. Il évoluait avec Yannick Jauzion, Imanol Harinordoquy, Cédric Heymans alors que Serge Betsen, Vincent Clerc et Sébastien Chabal et autre David Marty, qui ne font pas partie de la liste des 22 joueurs retenus, étaient en jaune ou au repos.

L'entraînement fini, dans la salle de presse du Centre National du Rugby, Michalak, pourtant, ne se posait pas en joueur sur le point de revendiquer une place de titulaire après 16 mois de disette pour cause de blessures en série au genou. "Je ne suis pas dans l'envie de prouver quelque chose. Je ferai ce que veut le coach", dit-il avec une voix qu'assourdit la pratique de la langue de bois apprise pendant les mois d'attente. "Bien sûr, on préfère rentrer avec le numéro 10 mais ce n'est pas le fait d'être titulaire qui est important, l'important c'est que l'équipe gagne", ajoute-t-il. Après avoir été place en concurrence avec Damien Traille, aujourd'hui retourné au centre, et avoir vu débouler David Skrela pendant le dernier tournoi, Michalak sait que rien n'est acquis pour la Coupe du monde qui débute le 7 septembre.

Elissalde papa

L'ouvreur reconnaît qu'il a "besoin de jouer". Il n'entre qu'avec réluctance dans le jeu de composition des paires de demis possibles au sein d'un groupe de 30 qui compte deux numéros 9, Pierre Mignoni et Jean-Baptiste Elissalde, et trois 10 - lui-même, Skrela et Lionel Beauxis. Il écarte aussi d'un peu enthousiaste "s'il faut le faire je le ferai", les questions sur sa capacité à être le buteur numéro un de l'équipe comme il l'était en 2003 alors qu'il ne l'est plus ni en équipe nationale ni en club.

L'ouvreur du Stade Toulousain, en partance pour la province sud-africaine du Natal, sait pourtant que la nécessité d'aligner un buteur de très haut niveau impose sans doute qu'il soit associé à Jean-Baptiste Elissalde, pointeur émérite. Le débat se complique du fait qu'Elissalde n'a plus été titularisé depuis le second test de novembre contre les All Blacks et a laissé Mignoni s'installer au rang de demi de mêlée n°1 pendant le dernier tournoi.

"Je ne me pose pas de question. Je vis ça au jour le jour. Chaque matin, je me lève et je vais à l'entraînement en me disant qu'il faut être le meilleur," dit le demi de mêlée de Toulouse tout en bombardant Michalak de pages de journaux roulées en boule. "Vous voyez, je trouve toujours Fred les yeux fermés", lance-t-il. Elissalde reconnaît qu'il est "sur un petit nuage". "Je suis papa d'un petit garçon, il s'appelle Sacha, il n'est pas encore très solide parce qu'il est arrivé un peu tôt", dit-il. "Il est né dimanche. La maman va bien. J'ai eu le temps de sauter dans un avion juste après le match France-Angleterre de Twickenham et j'ai pu revenir à Marcoussis sans rater un entraînement. C'est parfait", ajoute-t-il. "Avoir un enfant est certainement ce qu'il y a de plus beau. Ce n'est pas comparable à la Coupe du monde mais une Coupe du monde ça n'arrive qu'une fois dans une vie."