Mas succède à Marconnet avec respect et soulagementCliquer icipour aller sur cette page dans le Site en Flash |
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Nicolas Mas, pilier de l'équipe de France - Photo : Reuters
Le 23/08/2007 à 14:30:06 par (c) Reuters 2007 / Jean-Paul Couret Avec soulagement et dans le plus grand respect pour Sylvain Marconnet dont il a pris la place, Nicolas Mas est entré jeudi dans la peau d'un joueur de la Coupe du monde de rugby. Les deux joueurs se sont croisés au Centre national du rugby de Marcoussis. Marconnet était appuyé sur des béquilles, symboles de sa défaite contre la blessure qui l'a contraint au forfait. Mas portait la tenue d'entraînement qu'il pensait quelque peu usurpée depuis qu'il a été appelé pour faire le 31e homme un jour par semaine, le 1er août, puis de façon permanente mais précaire dans l'attente du verdict sur la guérison de Marconnet. "C'était assez difficile à vivre. Cela n'a rien à voir avec Sylvain, c'était personnel", reconnaît le joueur de Perpignan qui n'a que dix sélections à comparer aux 71 du plus capé des piliers français. "J'ai le plus grand respect pour Sylvain. Je n'aime pas me mettre en avant et le respect que j'ai pour Sylvain fait que je ne voulais pas faire le beau. En partant, il m'a dit bonne chance pour la Coupe du monde. Ca m'a fait plaisir. Maintenant je suis plus décontracté, je suis soulagé, je peux voir l'avenir alors qu'avant j'étais dans le présent." Mas a été d'autant plus sensible à la détresse de Marconnet que les piliers forment dans une équipe de rugby une confrérie aux liens particulièrement étroits et que lui-même n'a pas été épargné par les blessures. Cervicales "J'ai été victime de deux opérations aux cervicales en 2002 et en 2005. A chaque fois, j'ai été écarté des terrains pendant sept mois et pour revenir au plus haut niveau, ça été très dur", raconte-t-il. "A la première, j'avais 21 ans, j'étais un peu insouciant. Pour la deuxième, ma situation familiale avait changé, j'avais un petit en route, j'ai pensé arrêter le rugby." Cette deuxième opération aux cervicales est intervenue alors que sa carrière internationale commençait vraiment après quatre sélections de rang dans le Tournoi des Six Nations 2005. Le pilier, qui se revendique "vrai catalan" -- il a commencé à jouer en benjamins à Argelès-sur-Mer et a rejoint Perpignan à 19 ans -- et collectionne les voitures Volkswagen Coccinelle, n'a pas cédé mais il a dû attendre le dernier Tournoi pour reprendre pied en équipe de France. "Le 14 juin, je ne l'ai pas très bien pris", reconnaît-il en référence au jour où a été annoncée la liste des 30 sélectionnés. "Ca a été une grosse déception. J'ai eu du mal à m'en remettre mais j'étais sur la liste supplémentaire et j'ai continué à travailler." Malgré ce travail, Mas reconnaît qu'il rejoint le XV de France avec un handicap. "Humainement et physiquement, parce que les gars ont vécu quelque chose de particulier", précise-t-il, "mais ils m'ont bien accueilli et j'ai essayé de bien m'intégrer". Mas sait aussi qu'il devra se transformer de pilier droit en joueur polyvalent comme l'est Marconnet et prouver qu'il peut aussi jouer à gauche. "Ca ne me gêne pas spécialement de passer à gauche. Si on me demande de m'y mettre, je m'y mets. J'y jouais quand je suis arrivé à Perpignan. J'y ai joué une demi-finale de Coupe d'Europe contre Leicester et ça s'était bien passé". |