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Le Pays de Galles veut jouer les trouble-fête

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LE PAYS DE GALLES - L'Argentin Federico Todeschini (à droite) tacle le Gallois Gareth Thomas. Le Pays de Galles, laminé par l'Angleterre il y a deux semaines, s'est repris en battant l'Argentine 27-20 samedi en match de préparation à la Coupe du monde. /Photo prise le 18 aoû

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Le 29/08/2007 à 23:40:18 par (c) Reuters 2007 / Matt Lloyd

Le Pays de Galles aborde la Coupe du monde de rugby 2007 toujours à la recherche de l'élan qui lui avait permis de remporter avec brio le Tournoi des Six Nations il y a deux ans.

Le pari semble toutefois difficile à tenir. D'abord, près de la moitié des hommes qui avaient réalisé le Grand Chelem en 2005 sont aujourd'hui absents de la sélection galloise, pour cause de blessure ou de méforme. Ensuite, les dernières prestations moyennes du XV du poireau ont placé son sélectionneur Gareth Jenkins sous le feu des critiques.

Un tel climat d'hostilité n'a rien d'anormal pour une phase de préparation de Coupe du monde galloise. En 1995, l'ensemble du staff technique du XV gallois avait été contraint de donner sa démission à 60 jours du coup d'envoi de la Coupe du monde en Afrique du Sud, juste après avoir rapporté à Cardiff la "cuillère de bois" du Tournoi des Cinq Nations pour la deuxième année consécutive. La décision ne porta pas ses fruits puisque le XV du poireau s'effondra dès le début de la compétition, ne parvenant pas à s'extirper de la phase de poules, comme en 1991.

Cette année-là, les Gallois ne s'étaient déjà pas remis de la décision de Ron Waldron de quitter son poste de sélectionneur à quelques mois du début de la compétition, après une tournée estivale désastreuse en Australie. Officiellement, Waldron avait jeté l'éponge pour des raisons de santé. En 1999, Graham Henry n'avait disposé que d'un an pour préparer le XV gallois et en 2003, son successeur Steve Hansen avait manqué de se faire limoger juste avant le début de la Coupe du monde. Il n'y a guère qu'en 1987, lors de la première édition, que les Diables Rouges ont goûté à la stabilité. A l'époque, les hommes de Tony Gray avaient terminé à une brillante troisième place, performance jamais égalée depuis.

"Groupe très soudé"

Pointé du doigt lors de la large défaite au début du mois contre l'Angleterre (62-5), Jenkins n'a pas été menacé dans ses fonctions mais sait qu'il a aujourd'hui besoin que son équipe fasse des étincelles sur le terrain. "Nous savons que nous valons mieux que ce qu'ont laissé entrevoir certaines performances livrées cette année mais cela, il s'agira de le démontrer à la Coupe du monde", a prévenu le sélectionneur gallois. Soucieux de protéger ses joueurs des critiques des médias, Jenkins estime que son groupe est "très soudé" et que "chacun est derrière l'autre à 100%."

Privé définitivement de Gavin Henson et handicapé par l'absence certaine de son ouvreur Stephen Jones le 9 septembre prochain contre le Canada, le XV gallois pourra néanmoins compter sur la star montante de l'équipe, James Hook. L'entraîneur adjoint Neil Jenkins, ancien joueur emblématique des Diables rouges, ne tarit pas d'éloges sur le prometteur demi d'ouverture de 22 ans. "James a un talent naturel et a réalisé de gros progrès ces deux dernières années", estime Neil Jenkins, ajoutant par ailleurs que le jeune ouvreur "est suffisamment mature pour résister à la pression".

Hook, promis à un poste de centre dès le retour de Jones à l'ouverture, évoluera aux côtés d'une ligne arrière pleine de talent avec notamment Shane Williams, Kevin Morgan et Dwayne Peel. Le Pays de Galles pourra aussi compter sur la solidité défensive de Tom Shanklin et de Gareth Thomas, dont ce sera la quatrième participation à une Coupe du monde. En dépit de l'absence de Ryan Jones, Jenkins dispose de plusieurs options en troisième ligne, avec notamment Colin Charvis, Martyn Williams et Michael Owen.